Introduction à la sophro-analyse

Une thérapie brève

La Sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance est une thérapie brève (compter une vingtaine d’heures selon l’histoire de chacun et les objectifs visés) qui permet de comprendre et de transformer toutes les racines conscientes et surtout inconscientes des souffrances et scénarios répétitifs de mal-être. Guidée par son âme (son Soi) qui sait et respecte ses capacités psycho-émotionnelles, la personne libère de manière juste dans un parcours sur mesure, l’origine des croyances et stratégies qui limitent sa vie, où qu’elles se situent : vie intra-utérine, mémoires du passé, conception, naissance, enfance, généalogie, ...
 

C’est une méthode psychothérapeutique unique et complète. Chaque séance est libératrice et conduit naturellement à une transformation des schémas de pensées et des comportements. A ce processus de renaissance participe aussi la découverte de ressources cachées qui deviennent disponibles pour la vie. 
 Elle installe concrètement dans un chemin d’autonomie, de réalisation et d’ouverture de cœur.

 
Chacun sa carte du monde

Chacun se balade avec sa propre carte du monde qui l'aide à décoder ce qu'il rencontre. 

Cette carte est constituée des préconceptions, des convictions, des certitudes et des croyances accumulées durant toutes les expériences que la personne a vécues. 

Elle nous permet donc d'interpréter tout ce qui nous arrive à chaque instant et de décider de nos comportements et de nos réactions. 

80% des croyances qui la constituent se forment avant l'âge de 6 ans et pour une grande part avant 1 an, dans un âge où l'enfant ne peut s'exprimer et doit donc faire avec ses seules perceptions.

Quelques exemples de croyances limitantes

Je n'ai pas de valeur
Je n'ai pas le droit d'exister
Je suis mauvais

Je suis un problème
Je suis un danger pour ceux que j'aime
Je n'ai pas ma place
L'extérieur est dangereux

Pour prendre un exemple de croyances, si vous pensez que vous êtes quelqu'un de bien, vous réagirez différemment à des félicitations d'un supérieur (professeur, patron, etc.), que si vous êtes persuadé que vous êtes nul et bon à rien.

Un jour sans fin

Nous passons la majorité de notre temps à nous reconfirmer ces croyances dans ce qu'on vit.

L'interprétation d'un événement va toujours aller dans le sens de la croyance alors que cette interprétation aurait pu être tout autre. La croyance initiale nous enferme dans cette seule interprétation possible de l'événement et nous ne voyons pas qu'il y a plein d'autres manières d'interpréter cet événement. C'est ce qui définit encore une fois le caractère forcément subjectif de la réalité que nous percevons.

Le film "Un jour sans fin" illustre bien ce processus de manière romancée et symbolique. 

Comment une croyance se met en place?

Une croyance se met en place quand on vit quelque chose qui génère une émotion forte qui va s'associer à une interprétation, c'est-à-dire une pensée. C'est la conjonction de l'émotion et de la pensée qui produit ce qu'on appelle une pensée énergétisée, qui va fonder la croyance. 

Prenons un exemple : un enfant de 8 mois voit sa mère rentrer en pleurs du travail. il se dit : "qu'est-ce que j'ai fait pour qu'elle pleure? Pourquoi elle ne vient pas me voir?" Il est triste et a peur pour sa mère. Il est donc sous l'emprise d'une forte émotion et d'une interprétation qu'il fait à partir de ce qu'il comprend de la situation. La croyance se met en place. Il peut se dire : "j'ai dû faire quelque chose de mal. Je suis coupable. Je rends ma mère malheureuse. Je suis une mauvaise personne. " Et voilà une croyance qui s'inscrit, s'installe et va chercher à se reconfirmer au fur et à mesure du temps. Pourtant, les pleurs de sa mère concernaient un problème relationnel à son travail et n'avaient rien à voir avec son petit "bout de chou" de huit mois... Sa mère ne va pas forcément penser à lui expliquer parce qu'elle ne s'imagine pas toutes les interprétations que son enfant a faites. 

Sur un évènement unique, c'est l'importance de son caractère émotionnel qui va provoquer la constitution d'une pensée en croyance. Typiquement, tout traumatisme génère une série de croyances mais il ne génère pas que cela. Une croyance peut se mettre en place aussi par la répétition d'évènements ou de paroles qui incrustent cette pensée dans le psychisme de l'enfant, par exemple : "tu es un bon à rien!" répété sans cesse par un parent. Là, c'est son caractère lancinant qui va jouer pour la constitution de la croyance et sa gravure dans le psychisme de la personne. 

Les décisions et scénarios répétitifs 

Plus la croyance se reconfirme, plus elle prend de la puissance et plus il lui sera facile de se reconfirmer. C'est un cercle vicieux. Cette croyance va se généraliser de sa mère, aux femmes, puis à tout le monde. Cette personne, devenue adulte, si on suit de manière schématique la logique de cet exemple de croyance, peut finir par se dire : "je rends les gens malheureux. Je suis mauvais." et va interpréter ce qui lui arrive en fonction de cette croyance.

 

La croyance génère des décisions. Et ce sont ces décisions qui vont occasionner les scénarios répétitifs comme une histoire que la personne répète sans cesse (cf ""Une histoire sans fin"). En fait, ce processus répétitif se produit pour une bonne raison : trouver le moyen de résoudre le problème non résolu de l'origine. 

Le tableau clinique d'une croyance

Dans l'exemple que nous avons pris ci-dessus, l'enfant peut décider de racheter sa faute et de tout faire pour rendre sa mère heureuse. Il va trouver normal qu'on le gronde, qu'on le punisse car il se pense "mauvais". Aussi, il va chercher à se punir lui-même si les autres ne le font pas. Il va chercher à rendre heureux les autres sans prendre en compte ses propres besoins. Et il peut même décider qu'il n'a pas droit au bonheur et donc se refuser toute manifestation de bonheur qui pourrait se présenter à lui. La croyance génère ici une batterie de décision en chaîne qui va enserrer la personne dans une prison qu'elle va se fabriquer elle-même avec beaucoup d'attention et de précision...

Comment en sortir? 

Au bout d'un moment, dans la vie d'une personne, cette prison de conditionnements entraîne des dépressions, des échecs, un raz le bol, un épuisement, un désespoir, et pousse à envisager de faire quelque chose pour changer cela, pour changer sa manière de fonctionner et donc l'amène à envisager de se tourner vers une thérapie. 

 

Le problème est bien que si nous sommes conditionnés par des croyances et des décisions limitantes qui ont été majoritairement prises dans des périodes de notre vie dont nous n'avons aucun souvenir, comment faire pour les dépasser et pouvoir sortir de cette prison?  

 

La sophro-analyse des mémoires prénatales y répond et c'est ce qui fait l'incroyable efficacité de cette approche.

Vous pouvez poursuivre votre lecture sur la sophro-analyse en découvrant en quoi consiste l'état modifié de conscience que nous induisons pour que le travail puisse se faire.